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Interview de Pierre Fayard : Rendre accessible l’art de la guerre

Vincent | 3 août 2010

Qui a eu l’occasion de lire Pierre Fayard connait le plaisir de découvrir grâce à sa plume tout un pan inconnu de Sun Tzu par le décryptage et la mise en parallèle de son ouvrage « l’art de la guerre » avec des oeuvres plus proches de notre culture.

C’est ce ton si particulier qui rend accessible les pièces maitresses de la stratégie chinoise comme les 36 stratagèmes que l’on retrouve quand on a l’occasion d’échanger de vive voix avec lui. De l’impénétrable Lao Tseu au plus compréhensible, au moins en surface, Sun Tzu en passant par les arts martiaux et la communication interculturelle, j’ai tenté de retenir avec Pierre ce qui de nos échanges pouvaient intéresser les lecteurs de conseilwebsocial.

Difficile en quelques lignes de présenter Pierre Fayard mais voici un résumé permettant de mieux apprécier le contenu de cette interview.

Actuellement Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle à l’Ambassade de France au Pérou, Pierre Fayard a été nommé Maître de Conférences, puis Professeur des universités à Poitiers où il a dirigé le laboratoire de recherche sur la communication scientifique et technique (Labcis) et le premier DESS en intelligence économique (Dessie), créé à son initiative.
Son domaine de recherche porte sur l’approche comparée des cultures de la stratégie. Dans ce cadre, il a travaillé sur la voie japonaise de la création de la connaissance en se rendant par dix fois au Japon où il échangea directement avec le professeur Ikujiro Nonaka.
Il réfléchit actuellement aux applications de l’aïkido au management dans la société de la connaissance, et enseigne cet art martial dont il est ceinture noire troisième dan. Auteur d’une dizaine d’ouvrages dont « Comprendre et appliquer Sun Tzu » édité dans cinq pays, son dernier livre, « Sun Tzu. Stratégie et séduction », est sorti chez Dunod en octobre 2009.

Pierre Fayard vous êtes l’un des meilleurs spécialistes français de L’art de la guerre écrit par Sun Tzu. Vous avez écrit plusieurs ouvrages, lui consacrez votre site web et toujours dans l’optique de rendre vivant son enseignement et applicable ses conseils… Pouvez-vous nous expliquer votre passion pour cette œuvre ?

J’ai rencontré Sun Tzu un soir d’hiver à Saint Germain, dans la vitrine d’une petite librairie aujourd’hui disparue. Le livre s’intitulait Les Treize articles. Il reprenait la traduction originale du père jésuite Jean-Jacques Amiot de 1772. Sur la couverture, on voyait un morceau de goban, « l’échiquier » du jeu de go. Je l’ai acheté parce qu’il m’inspira, et bien vite crayonné d’annotations. A cette époque j’enseignais la communication à l’Université de Poitiers et j’ai commencé à penser y introduire un peu de Sun Tzu. Puis, avec la découverte du Traité des 36 stratagèmes, un autre livre basique de la pensée stratégique chinoise, j’en ai fait un enseignement.
« Rendre vivant son enseignement » ? J’ai toujours été attiré par cette activité qui fait comprendre une culture à une autre. Je reste un vulgarisateur dans l’âme. Ce qui est fascinant chez Sun Tzu, outre le fait qu’à l’instar des grands textes il traverse les siècles et jusqu’aux millénaires, c’est qu’il prend le contrepied, presque systématique, des clichés et représentations spontanées et simplistes que l’on a de la stratégie, comme de l’art de la guerre. J’en veux pour preuve un seul exemple, le contraste entre le titre de l’ouvrage et l’affirmation qu’il contient selon laquelle le général exemplaire l’emporte sans se battre. Pourtant, le livre s’intitule L’art de la guerre ! Cela dépasse « si vice pacem para bellum », et donne à réfléchir…
« La passion » ? Sans doute pour l’Extrême Orient, mais encore une fois pour le contrepied par rapport aux certitudes et suffisances occidentales. Je suis né en Afrique, et me suis toujours senti « autre » quel que soit l’endroit où j’ai vécu ou travaillé. Les principes de Sun Tzu raillent les certitudes, et parce qu’il vient de loin, son pouvoir de stimulation et de suggestion est immensément grand. Par rapport à l’Occident, Sun Tzu est un révolutionnaire qui introduit les ferments d’une « révolution culturelle » dans la stratégie en nous invitant à l’astuce, à l’intelligence et jusqu’à la sagesse. Cela le rend irrévérencieux au regard de l’orthodoxie, et c’est précieux en stratégie car ce ne sont jamais ceux qui sont en retard d’une guerre qui l’emportent. La France en sait quelque chose et il serait criminel de l’oublier !

Quel lien faites-vous entre votre pratique de l’aïkido, l’art martial le plus spirituel, et l’art de la guerre ? Pouvons-nous appliquer les enseignements de Sun Tzu à l’art de la paix ?

Difficile de vous suivre dans cette affirmation selon laquelle l’aïkido serait un « art intellectuel ». Je vous invite sur n’importe quel tatami et vous éprouverez vite à la sueur qui s’en dégage qu’il s’agit d’un art avant tout corporel. Dans les années soixante-dix durant mes premières années de pratique, chaque fois que je m’extasiais sur un livre développant les principes d’harmonie, de yin et de yang, de complémentarités dynamiques… j’étais systématiquement d’une nullité crasse sur le tapi la séance suivante. Je commentais l’erreur de penser qu’un art martial commence par la tête, alors que les pieds et la situation dans l’espace y sont autrement fondamental. Un art martial se vit avec le corps, il éduque la sensibilité, la réactivité et développe un sens aigu de la présence et de la disponibilité. Face à un sabre bien tranchant, celui qui pense rationnellement et linéairement a tôt fait de se retrouver en morceaux. L’issue est dans l’immédiat, avant ne signifie rien, pas plus qu’après, totalement conditionné par le présent.
L’art de la guerre de Sun Tzu est un art de la paix pour la raison bien simple que la guerre est dangereuse, coûteuse et aléatoire. Il est recommandable de la gagner par la ruse, la diplomatie, éventuellement par la déstabilisation, et si l’on est vraiment rustre et incapable, il faut aller se battre contre les troupes ennemies, et pire que tout, se heurter à ses places fortes. L’héroïsme peut servir comme tout potentiel à partir du moment où il est manipulé intelligemment ou que l’on n’a plus rien à perdre. Mais il s’agit là d’un extrême à éviter le plus en amont possible, soit avant que le conflit ouvert n’y contraigne faute de bonne gestion et d’anticipation.

Merci pour l’invitation sur un tatami que j’accepte avec le plaisir de la rencontre d’un pratiquant aguerri face à un guerrier accompli ! Nous avons eu l’occasion d’échanger ensemble sur les applications immédiates de Sun Tzu dans notre vie professionnelle et en particulier les modes de gouvernance. Quelles sont selon-vous les deux points les plus importants à retenir pour un dirigeant, ou un manager ?

En m’inspirant de Sun Tzu, je vais répondre par des propositions apparemment contradictoires. Tout d’abord, penser stratégique pour éviter de se faire enfermer dans des affrontements tactiques locaux sans le bénéfice d’une intelligence globale. En convoquant d’autres acteurs, d’autres logiques auxquelles on s’articule, et des potentiels extérieurs, on modifie une balance locale des forces à son profit. On augmente ainsi sa liberté d’action et on optimise son économie des moyens, qui représentent les deux principes basiques de la culture stratégique française. Pratiquement tous les enseignements du classique des 36 stratagèmes insistent sur cette dimension stratégique qui représente un potentiel trop souvent ignoré.
Ensuite, le petit l’emporte sur le grand. Normal, son unique solution pour survivre est d’être plus malin. Comme il ne peut s’appuyer sur sa taille, ses finances, ses technologies, ses réseaux commerciaux, que sais-je encore, il doit être foncièrement innovant. Dans l’histoire, ce sont toujours les petits qui gagnent avant de devenir grands et de perdre à leur tour… C’est l’usage de la force Ji, extraordinaire et non conventionnelle pour dérouter et prendre le contrepied (on y revient) de la force traditionnelle, visible et organisée que les Chinois appellent Zheng.
Enfin, se défier des certitudes, des réponses toutes faites et de ce qui donne l’apparence de terrains balisés dans lesquels on pourrait agir de manière rationnelle, toutes choses égales par ailleurs comme il est dit dans les mathématiques. Il n’existe pas de « méthodes sûres » en stratégie car celle-ci n’est pas une science mais un art. Ceux qui prétendent le contraire sont des faussaires.
Ne jamais imaginer non plus que l’autre pense comme soi parce que nous serions civilisés, dans le vrai et le sens de l’histoire. En sus d’être une désinformation à son encontre, c’est insultant pour les autres. Les Chinois, qui sont les héritiers d’une civilisation millénaire, savent pertinemment que la stratégie est sans morale, sauf dans les cas où l’immoralité s’inscrit à l’encontre de la durabilité des résultats. La stratégie consiste en la maîtrise de l’interaction des volontés, ce n’est pas Sun Tzu qui le dit, mais le général français André Beauffre qui l’a écrit au cours du vingtième siècle. La relation à l’autre y est centrale.

Quand le web 2.0 est basé sur la confiance, la transparence, on peut être déstabilisé par les enseignements de Sun Tzu qui joue de faux semblant, de dissimulation, de jeux de pouvoir et d’ombres. Est-ce la face obscure de cet enseignement où est-ce la philosophie du 2.0 qui est simpliste et évangélique ?

D’abord, je dois avouer mes lacunes, passagères je l’espère, sur le Web 2.0. Par contre, je peux vous dire que la pensée stratégique chinoise est « comme un poisson dans l’eau » dans la globalisation actuelle où les fronts n’existent guère, et où la dimension stratégique, soit globale, l’emporte sur les tactiques et affrontement locaux. C’est un peu la différence entre le jeu de go, où le gain résulte de la supériorité stratégique, avec le jeu d’échec où même plus fort que l’autre, on peut perdre sur une simple erreur tactique : échec et mat ! Gardons nous des certitudes. Arrêtons de faire violence au monde en y projetant nos définitions parce qu’il nous fait peur, que l’on manque de confiance ou que l’on voudrait le simplifier à l’extrême histoire de pouvoir jouer à coup sûr et sans surprise ! L’art stratégique est d’abord une école de réalisme, comme sur le tatami d’un dojo.
Ne jurer que par Sun Tzu comporte le risque de nous inféoder culturellement. Les traditions stratégiques occidentales sont riches et fécondes, c’est ce que j’ai aussi voulu exposer dans mon dernier livre. Parfois la manipulation est utile, mais souvent elle ne se traduit que par des victoires sans suite, à la Pyrrhus. Vivre dans l’illusion selon laquelle tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes parce que nous serions modernes, postmodernes ou web point deux, est une auto désinformation dangereuse. Les outils n’ont jamais remplacé la réflexion stratégie, bien au contraire, ils en renforcent l’urgence. Ange ou démon ? Comme le disait Fernand Raynaud, sublime stratège du rire devant l’éternel « ça dépend, si ya du vent, si y pleut… », c’est relatif tout ça et dépend des circonstances.

Votre dernier livre, l’art de la séduction, met en exergue la puissance de la séduction et comment celle-ci donne corps aux enseignements de Sun Tzu. Est-ce à dire qu’il est préférable de lire Don Juan de Molière que De la guerre de Karl von Clausewitz ?

Tout est bon à lire dans la mesure où cela intéresse et stimule, c’est à cela que l’on distingue les textes qui durent de ceux qui ceux qui confondent par des abstractions aussi pesantes qu’inesthétiques. On fait dire un peu n’importe quoi à Clausewitz comme à Confucius ou à Sun Tzu. Cyrano de Bergerac reconnaissait que Molière a du génie, et de l’impertinence pourrait-on ajouter, un ingrédient majeur dans la réflexion stratégique.
En choisissant la séduction, et des traditions stratégiques autres que chinoises, pour commenter les treize chapitres de L’art de la guerre, j’ai voulu inviter à voir la stratégie comme une entreprise fondamentalement créative fondée sur la relation, l’interaction. Dans le droit fil des préoccupation de Sun Tzu, la séduction est économique, or celle-ci est comme une obsession chez cet auteur comme dans ce grand pays qu’est la Chine où la gestion des ressources doit se faire au regard du très grand nombre. Le trente-et-unième stratagème traditionnel chinois, Piéger par la beauté, montre comment on peut venir à bout d’un adversaire puissant et redoutable, au moyen d’une créature convenablement manipulée. Comme la manipulation, la séduction est partout. On peut s’en offusquer ou s’en servir, mais en aucun cas en ignorer la réalité. Alors autant l’étudier ne serait-ce pour s’en garder !

Pierre Fayard il me reste à vous remercier pour cette interview et vous demander quels sont vos prochains projets pour continuer à nous rendre plus accessible les écrits de Sun Tzu ?

Nombreux ! D’abord un travail sur un petit ouvrage de grande circulation à partir de trois citations clefs de Sun Tzu, tout en y associant des éléments de la culture stratégique japonaise à travers Musashi et Yamamoto. Ensuite, un projet d’application sur iphone, ou téléphone portable, à partir des trente-six stratagèmes revus et adaptés pour un public occidental. Une troisième édition pour fin 201 du Comprendre et appliquer Sun Tzu en y incluant les trente-six stratagèmes au lieu de vingt cinq dans l’édition actuelle. Avec Digital Sun Tzu, des projets en cours très prometteurs où le débat et les contributions de tous les aficionados de ce très grand stratégiste seront bienvenus.
Ensuite, un travail plus fondamental sur les relations entre aïkido et management, notamment en faisant le lien avec les travaux d’Ikujiro Nonaka sur l’entreprise créative de connaissance. Et puis, pas mal d’écrits qui traînent, principalement des nouvelles un peu iconoclastes et des recueils de poésie, toujours perfusées de séduction, voire d’érotisme, qui est une forme de stratégie collaborative, n’est-ce pas ? Je recherche pour cela une maison d’édition fiable qui articule le numérique au format papier. Avis aux amateurs !
Merci Pierre pour cet échange passionnant et vivement le lancement de Digital suntzu, projet que nous portons avec Frédéric Bascunana et en attendant cette nouvelle web tv collaborative dédiée à l’application pour le web, les dirigeants, les managers de la pensée stratégique asiatique, les commentaires ci-dessous vous sont largement ouvert .

–
http://twitter.com/Pierre_Fayard ///

Skype: pierre.marie.fayard ///

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_fayard ///

www.comprendreetappliquersuntzu.com

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Aikido, digital suntzu, Lao Tseu, pierre fayard, stratégie, Sun Tzu
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Les RH feront plus pour l’entreprise 2.0 que les ERP !

Vincent | 29 juillet 2010

Depuis quelque temps quelques évangélistes de l’entreprise 2.0 voyant le nombre de leurs fidèles stagner et surtout ceux qui leur font des offrandes se faire rare se sont remis en question, enfin surtout leur business model, pour tenter de trouver une meilleure approche.

Car des USA, au Québec sans parler de l’Asie et encore moins de l’Europe les entreprise 2.0 restent toujours les mêmes et font figure d’élues sans pour autant vraiment faire des émules.

Une rapide analyse montre que si l’on trouve toujours de l’argent pour mettre en place les solutions des ERP portés par IBM, Oracle, SAP… qui se chiffrent souvent au-delà du million d’euros, on en trouve beaucoup plus difficilement pour un réseau social d’entreprise qui ne dépasse que rarement 100 K€.

Les ERP ou SIRH modernes sont nécessaires dans les grandes entreprises pour  assurer les fonctions vitales comme la paie, la formation, les carrières…Ce sont des solutions « sérieuses » qui sont portées par les DSI et qui viennent remplacer des systèmes d’information obsolescents tout en permettant à l’entreprise de continuer à fonctionner.  Le prix en est souvent élevé et s’accompagne d’une normalisation rampante des processus (un autre débat !).

Donc puisque ces solutions sont nécessaires, déjà implantées sur le point de l’être ou nécessitant une nouvelle version, nos bons apôtres se sont dit que ces ERP seraient un formidable cheval de Troie pour le 2.0.

Mariage de la carpe et du lapin si il en est ! C’est aussi une reconnaissance de la valeur inestimable de l’humain car tout ERP qu’il soit, tout ne peut être prévu pour assurer l’ensemble des process de l’entreprise, dont certains peuvent ne se reproduire qu’une seule fois. Nous voilà donc avec une couche supplémentaire de l’ERP qui n’en n’avait guère besoin et qui nous promet de rendre directement utile nos conversations en les utilisant pour compléter la carte des process modélisés.

On peut être pour, contre ou indifférent et de toute manière ce projet se fera ! Il se fera tout simplement car cela peut faire vendre et que les grands du marché commencent déjà à plancher sur l’intégration de couches 2.0 dans leur offre comme nouvel argument et facteur de discrimination. Cela permettra peut-être de remplacer le mail ou le téléphone mais surtout les rencontres entre les différents acteurs qui permettent actuellement de continuer à pouvoir faire tourner l’entreprise même quand elle est confrontée à un process non prévu dans son SIRH ou ERP. Vous l’aurez compris…J’en doute !

Cela montre l’absence actuel des RH sur ce sujet qui n’ont toujours pas fait le lien entre le retour du lien social sur le web et le défi qui leur est fait de savoir comment « managing the flow » dans l’entreprise.

Du knowledge management articulé sur la toute puissance des solutions informatiques qui étaient la copie conforme des ERP pour capter, organiser les données et qui ont échouées dans leur grande majorité, nous passons à celui qui est produit souvent à l’instant T par des personnes et non des machines.

Le knowledge management passe lui aussi au real time web par la grâce du 2.0 et s’affranchit des congélateurs à mémoire qui sont utiles pour les archives mais peu efficace pour trouver une solution rapide.

Nul autre que les RH n’est capable d’articuler cette nouvelle évolution de l’entreprise qui repose sur l’implication, le professionnalisme, la motivation et l’envie de collaborer des salariés décuplés par une bonne utilisation des outils amenés par le 2.0. Sur ce point ils ont besoin des DSI qui peuvent à l’inverse de leur image d’empêcheur de 2.0 en rond les accompagner sur la mise en place réfléchi et cadencé d’un SIC2.0

L’investissement n’est pas dans les outils il est dans le travail que doit faire chaque entreprise pour renouer avec la confiance de l’ensemble de ses salariés.

Voilà le défi qui se pose aux dirigeants actuels, aux managers, aux équipes RH et le 2.0 n’est qu’un support anecdotique mais parfois puissant à cette révolution.

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Entreprise 2.0, RH, stratégie
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Blog, golf, social rich learning et marketing 2.0!

Vincent | 24 juillet 2010

Parfois pour convaincre de la puissance d’un concept il est très utile de cesser de théoriser et pouvoir donner des exemples concrets. La préiode estivale tombe bien pour vous proposer un billet qui prend quelque liberté avec la ligne éditoriale en s’appuyant sur le golf pour vous parler de 2.0.

Aussi concernant la notion de Social Rich learning que nous avons déjà abordé dans ce blog je vous propose au travers d’une interview de suivre le projet lancé par DJG Watts il y a plus de 3 ans maintenant .

DJ est parti avec une simple idée au démarrage mais par la force du 2.0 il est simplement entrain de faire de Smash golf l’un des blogs sur l’apprentissage du golf les plus fréquentés, commentés mais aussi de créer un nouveau business par ce qui concrétise son travail de recherche sur le swing de golf le plus efficace et respectueux du corps, la vente d’un manuel et CD d’instruction de sa technique.

J’ai découvert ce blog car je suis passionné de Mike Austin, une légende du golf, et puis je me suis aperçu que DJ utilisait à merveille son blog en postant de nombreuses vidéos d’instructions ce qui lui  a permis de développer t une véritable communauté autour de ces contenus. J’ai alors observé sons du community management, répondant aux uns, questionnant les autres pour encore améliorer son blog.

En résumé DJ est une illustration du marketing 2.0 : apporter un service en plus par l’internet en engageant la conversation avec ses lecteurs qui deviennent peu à peu sa communauté

Un formidable exemple de social rich learning : la plus part de ces billets sont centrés autour d’une vidéo de son swing ou de celui de grands joueurs qui permet soit de démontrer les bonnes positions ou au contraire les erreurs et ceci grâce à des ralentis, des graphiques…

L’importance du community management par sa sincérité, son implication, sa disponibilité …DJ a créer un sentiment de confiance sur son blog et nombre de ceux qui se sont déclarés intéressés pour acheter son livre et sa vidéo dans un sondage préalable ont été les premiers clients (comme moi-même!) car il nous avait prouvé sa capacité à développer un produit correspondant à notre attente et à continuer les échanges au-delà de l’acte de vente.

Si vous vous intéressez au 2.0 ou au golf cette interview est à lire et si vous vous intéressez aux deux elle est indispensable!

Hello DJ, thank you to aggre answer to these question as we like to know a little more about your internet video golf project and share with people that are interested in Web 2.0 marketing and ….golf 

This project began five years ago.  I had played golf from 1995 to 1998 with a couple of instructors from ’97-’98, and I progressed very quickly.  I had never played golf before 1995 and I broke 80 at a championship golf course in the summer of ’98.  I could drive the ball well over 300 yards, and I hit my irons as far as the pros that I watched on television.

However I became frustrated with the lack of consistency in my golf swing and actually quit playing golf that year.  I just felt that the golf swing should not be so difficult a process, but the conventional golf swing was impossible for me perform consistently as my athletic instincts were always getting in the way.  I didn’t pay much attention to golf for the next 7 years other than to watch it on television from time to time.  I probably played golf 5 times during those years until the day I began to study the golf swing seriously again.


At the beginning what was your goal ? And at what moment do you decide to use the video on your blog ?

In the summer of ’05, for no reason other than boredom, I decided that I was going to figure out the correct way to swing a golf club.  I began with Moe Norman as my model because he was universally known as the straightest ball-striker ever.  I felt that he was a good place to start, and from there, I looked closely at Ben Hogan as well.

I went to the driving range and hit balls for hours, trying to think of how it should be done athletically.  In the late summer of ’07, I began to bring my video camera to the driving and film my swing. I would then go home and study the swing and compare it to other golfers’ swings.

That year, I started a blog called « Swing Theory Golf. » I posted my swings on Youtube and maintained the blog as a journal of my progress developing a swing.  At that time, I also began to look at and critique the swings of well-known golfers. That would have been around September of ’07.

In the summer of ’08 however, I began to look at Mike Austin’s swing.  I instantly knew that I had been looking at the wrong swings, and I changed my focus to studying Mike Austin’s swing exclusively while comparing it to other long-hitters such as Bubba Watson.

By the summer of ’09, I wanted to disassociate my work studying Mike Austin from my previous work, so I discontinued the « Swing Theory Golf » blog and began a new one, the « Smash Golf » blog that exists today.

The feed back was instantaneous or did it takes some time?

I was surprised at the response.  Once I began posting my swings and tagging them as the study of the perfect swing using Moe Norman and Ben Hogan, I found that traffic began to build within a month.  I didn’t go to other sites and try to advertise, it was strictly from people searching for golf on the internet and coming across my site.  When they began to link to my site from various forums, I developed a sizable following.  The same happened with the « Smash Golf » website.  When I began to post videos and wrote about my search for the perfect swing using Mike Austin as a model, people searching for Mike Austin sites began to come.  Last December, I was getting 1,000 page views a month and in May I surpassed 20,000 page views for the first time.  I imagine that if I actively tried to bring traffic to my site by posting and linking on other forums, I could increase the number by a factor of 10 or more.  But I’ve been too busy working on my blog and the Smash Golf MCS eBook and Video to do that!

How does it helps to improve what you want to communicate and how effective was it in term of discussion on the blog or development of your audience?

I couldn’t do anything that I’ve been able to do without the internet experience.  I was able to watch Mike Austin videos on Youtube to figure out what he was doing. I’ve had people who have known Mike Austin while he was alive come to the blog and join in the discussions.  The videos I’ve posted, combined with my blogging, have helped many people adapt their own swings in ways I couldn’t have imagined.

If this blog and your video are such a success that you decide to go further, could you explain this video and manual project and the first feedback?

Certainly.  First of all, the term MCS explains the entire project.  I was an accomplished athlete in my youth and through high school, and I knew when I began to play golf that there was something wrong with the way the golf swing is taught.  I wanted to find the correct athletic swing, or the Mechanically Correct Swing (MCS), which is why I came up with that term.  It’s not so much my swing but a correct way of swinging from the viewpoint of kinesiology.  I consider Mike Austin as having developed the first MCS golf swing, but he was a very eccentric fellow.  I think his swing theory never progressed because he made it too difficult to comprehend with his medical terminology.  I wanted to figure out exactly what he was doing, see if I could duplicate his swing mechanics, and then explain them to others in a simple and precise manner.  In essence, remove the mystery from the golf swing.  There is no mystery in playing cricket or football, only the correct method to do it versus the incorrect way to do it.  Golf should be no different.

I have had the eBook out for a month and the feedback has been very gratifying.  The greatest compliment I’ve received was from a person who told me that a 10-year old could read it and understand what I was saying.  That’s exactly what I wanted to do.

Another man told me that he didn’t expect much from a 48-page eBook, but that after years of trying to learn the Mike Austin method, I cleared up many misconceptions he’d had, in the first 20 pages!  The video has been available for two days as of July 23 and I’m receiving emails from people almost by the hour telling me how much  they are enjoying it and how simple it is to follow.  Again, this is exactly what I wanted to happen.

What have you learned (not about golf because the video is here for that) about internet 2.0 power?

I have come to realize how powerful the internet forum can be.  Without ever having met anyone who reads my blog, I have been able to debate the golf swing, offer suggestions, discuss golf and golfers and actually bring people to an understanding of how to swing a golf club with more power and efficiency.  Just by use of the internet and a simple blog that I maintain in my spare time. I can only imagine how much more powerful a tool the internet could become for me with increased notoriety and better equipment and a more sophisticated website.  I feel that the more people I can reach, the more I can get my message out.  The internet is an ocean filled with people and information rather than water, and it is everyone’s decision how far from shore they wish to venture.

Do you have other projects?

Currently, no.  But I am going to try to get the word out about how easy the proper swing can be if certain athletic principles are adhered to, and gain a large enough audience to produce a comprehensive Video and eBook on the golf swing from the short game all the way to the ultimate Long Drive technique.

Last summer, I was hitting drives over 350 yards every time I played, with my longest drive approaching 400 yards. I was 39 years old playing casual golf and not competing professionally, using regular equipment off the store shelf, not custom-designed. I feel that with more research and refinement of the MCS, I should be able to hit 400 yard drives consistently with the right conditions, even at 40 years of age.


And finally, getting back to golf what would be your golf motto?

Very simply, the Smash Golf motto is « Hit it Far, Hit it Straight. »

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