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Relations sociales ou réputations sociales, Partenaires sociaux comme RH cherchent dans le 2.0 de nouveaux leviers !

Vincent | 12 décembre 2011
Les relations sociales sont vitales en période de crise pour une entreprise afin de garder la confiance de ses salariés, leur motivation et donc la qualité de leur travail.
Cependant malgré la réforme de 2008 sur le dialogue social au travers des lois sur la représentativité on ne peut pas dire que les 3 dernières années aient permis de trouver les voies d’un dialogue social plus serein et efficace.
Ce qui semble se dessiner est au contraire un déplacement du dialogue sur le terrain de la réputation et ceci du côté des syndicats comme du côté des pouvoirs décisionnels en place, entreprise et Etat.
Les syndicats voient dans les annonces autour de la non publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire, sur le financement des organisations patronales et syndicales, une tentative de déstabilisation qui permet toutes les rumeurs. L’effet est si désastreux que les responsables syndicalistes eux-mêmes, CFDT en tête,  demande sa publication publique. Les annonces se multipliant autour de la gestion plus ou moins rigoureuse des CE les renforce dans le sentiment de tentative de retournement de l’opinion publique contre eux et donc un nouvel affaiblissement de leur pouvoir. 

De leur côté les OS elles-mêmes commencent à déceler de nouveaux leviers dans l’utilisation des médias sociaux pour faire pression sur les entreprises. Il faut dire que celles-ci en misant de plus en plus sur le développement de leur « image employeur » au travers des médias sociaux profitent de la viralité  des bonnes opinions mais dans le même temps prennent le risque de s’exposer à des retours plus ou moins bien orchestré des partenaires sociaux.

2012 verra s’amplifier et certainement se professionnaliser les acteurs du dialogue social dans l’utilisation stratégique de ces leviers. De nouveaux risques vont apparaître, celui de l’individualisation des conflits au travers de la « googelisation » des acteurs me semble majeur. De la réputation des syndicats et employeurs on risque de passer à la e-reputation de leurs responsables.

Ce risque n’est pas inéluctable si on reconnaît de chaque côté l’importance du maintien dialogue et des opportunités offertes par ces nouveaux outils dont l’intranet syndical 2.0 pourrait aussi constituer une déclinaison positive.
Cela demande de travailler plus largement sur l’acculturation de l’ensemble des salariés à ces nouveaux usages, les risques, les conseils pour en saisir les opportunités sans courir les risques de retombées en matière de communication ou plus grave d’ordre juridique. Quelles sont les limites fixées par la loi, l’entreprise et quelle est sa position vis à vis de ses salariés comme des partenaires sociaux ?
A trop vouloir contrôler en interne on risque de laisser le dialogue social s’externaliser et les risques se multiplier, il est temps de changer !

Ce billet est issu d’un projet porté avec Franck Lapinta dont le nom de code fixé autour d’une bonne bouteille était 12 “salopards” des RH, pour proposer 12 tendances RH pour 2012 ! Je vous invite à lire ces gentlement !

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Entreprise 2.0, RH, syndicats
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relations sociales, RH 2.0, syndicats, vision
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Management 2.0 vu au travers du 19 ème stratagème

Vincent | 27 novembre 2011

Ce billet est la première déclinaison du projet que j’ai lancé avec l’aide de Pierre Fayard et qui consiste à tenter de décliner les 36 stratagèmes pour les appliquer à une stratégie de médias sociaux au service de la performance de l’entreprise.

Quand on présente l’entreprise 2.0 bien souvent on insiste sur le fait que le changement ne tient pas à l’outil mais à son articulation avec une organisation, des valeurs, un style de management qui permet de faire naître cet écosystème et de le faire vivre.

Nous sommes alors souvent amenés à décrire le type de management associé à l’entreprise 2.0 et au management 2.0 de manière presque idéalisée et en opposition au management « traditionnel ».

A y réfléchir c’est une tendance naturelle mais néfaste !

Comme il existe des managers dans une entreprise 1.0 qui répondent exactement aux managers que nous décrivons pour l’entreprise 2.0, le contraire existe aussi…

De plus c’est un avantage et un signe de santé car on ne peut normer à ce point le style de management sous peine de manquer de souplesse. En effet si l’entreprise 2.0 tend vers des valeurs d’autonomie, de mise en avant des compétences des équipes, des personnes et non seulement de leurs responsables elle ne fait pas disparaître le besoin de certains salariés d’avoir un « chef » attitré pour se sentir rassuré.

Ce besoin peut être différent au sein d’une même équipe. Ainsi, pensez-vous que celui qui vient d’arriver à besoin du même style de management que celui qui est là depuis 2 ans ou un autre avec une anciénneté de plus de 5 ans ?

Alors certes la tendance est de privilégier les leviers sur la relation plus que sur les résultats mais un bon manager 2.0 ou non est un manager souple et qui adapte son style aux besoins de la personne en face pour lui permettre d’être dans les meilleures conditions afin de produire le résultat attendu.

Enfin ne pensez pas à changer le management si les salariés sont habitués et satisfait du mode de management en place et que vos performances sont bonnes, vous ne feriez que créer du désordre et de l’insatisfaction.

Avant de démarrer quoi que ce soit, pensez aux 36 stratagèmes.

Strategy 19 – remove the firewood under the cooking pot (Fu Di Cho Xin)
釜底抽薪 « Retirer le feu sous le chaudron »

Le 19 ème stratagème nous enseigne de ne pas vouloir agir directement sur l’acteur concerné mais ses appuis, qui lui donnent sa force et son pouvoir. Dans une vision purement martiale nous serions ainsi dans une entreprise de déstabilisation pour assurer une conquête mais dans ce cas précis nous sommes dans une approche subtile de mise en place de nouveaux repères et attentes de comportement des managers par les managers eux-mêmes mais aussi par les managés.

Plusieurs actions peuvent permettre d’aboutir à ces changements :

De l’information sur les modes de management en général, celui le plus adapté aux entreprises voulant développer l’autonomie de leurs employés pour plus de réactivité et d’engagement.
Des formations des managers pour leur permettre de trouver cette souplesse et pouvoir manager 2.0 quand le contexte le permet.

Communiquer sur les valeurs attendues du management, proposer des témoignages sur les résultats des managers qui ont suivis les formations

Ouvrir des espaces de discussion, d’échanges, de partage autour de l’évolution du management…

Ces actions vont permettre de développer le niveau de maturité sur les nouveaux usages et les nouveaux comportements qui vont avec et qui sont encouragés. Elles vont aussi diminuer puis éteindre le feu sous le chaudron permettant ainsi d’agir sans risques ni pertes.

Cependant ces actions sont la partie émergée de l’iceberg du changement. Elles demandent des ressources conséquentes ce qui est leur défaut car celles-ci ne doivent pas être trop importantes sous peine de susciter l’angoisse puis l’opposition de ceux qui se sentent menacés par la perte de leurs anciens pouvoirs et territoires…

Comme le dit Pierre Fayard nous sommes ici dans la force Le Zheng, conventionnelle et prévisible.

La créativité elle, s’investit dans le Ji extraordinaire et non conforme avec une approche subtile :

Faire travailler les jeunes diplômés sur leur parcours d’intégration, leur faire rédiger un rapport d’étonnement, ouvrir les accès à l’internet, développer du mentorat entre managers et jeunes diplômés avec apports croisés sur contexte de l’entreprise et nouveaux usages seront autant de possibilités de commencer à faire évoluer les choses en douceur.

Dans ces actions on cherchera aussi à utiliser le puissant levier de la maïeutique en organisant des rencontres autour de sujets qui permettrons de poser les avantages et les limites d’un management de type unique, les opportunités et les risques de l’introduction des outils 2.0 dans l’entreprise. En posant les bonnes questions on permet aux acteurs de trouver eux-mêmes les réponses et comme ce sont eux qui les ont formulées ils seront d’autant plus enclins à les traduire en action ensuite.

Pensez aux entreprises qui ont voulu avancer à marche forcée sur ces sujets, cela a toujours été source de déséquilibres et parfois de risques mortels pour l’entreprise par l’affrontement des lignes managériales et de ceux qui sont managés.

Soyez subtil et rappelez-vous qu’il n’y a pas de jugement de valeur à être manager 1.0 , 2.0 ou 10.0 mais une réponse à un contexte et des besoins individuels dans un cadre éthique.

Pour en savoir plus sur le projet : http://www.facebook.com/36stratagems

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Conseil web social, Entreprise 2.0, Management
Tags
19 eme stratagème, 36 stratagèmes, jing, projet, Zheng
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Performance sociale, Bien-être et réseau social

Vincent | 1 novembre 2011

Dans la course aux arguments pour développer un nouveau type de réseau social c’est bien sur le fameux ROI que l’on tente de mettre l’accent. Pour cela on met en avant des indicateurs plus ou moins convaincants de retour sur investissement issus, d’idées, d’amélioration des process ou autres traduction pécuniaire de l’apport des réseaux sociaux au business.

Je n’ai jamais été à l’aise avec ce miroir aux alouettes et c’est pourquoi j’ai parlé du ROSL, Return on social link ou en bon français en quoi les réseaux sociaux peuvent permettent de retrouver du lien social.

J’ai trouvé dans les travaux de Victor Waknine sur l’IBET (Indice de bien être au travail)une résonnance à mes propres réflexions et avancées vers un raisonnement qui placerait l’intérêt du déploiement d’un réseau social au niveau de la performance sociale qu’il permet.

Pour que ce message soit plus qu’un doux chant humaniste, il faut des indicateurs qui permettent de mesurer l’accroissement de la performante sociale d’une entreprise avec l’aide des réseaux sociaux, d’une organisation et d’un management optimisé. Ce trépied indispensable pour que le tout fonctionne en synergie et non de manière antagoniste comme trop souvent quand on place l’outil dans une dimension « magique »

Il est frappant de constater comment les réseaux sociaux peuvent répondre aux 6 dimensions du bien-être au travail de l’IBET, Indice de bien-être au travail.

  • L’utilité sociale
  • L’Autonomie
  • Les occasions d’Apprentissage et de Développement personnel
  • La Rectitude morale
  • La Qualité des relations
  • La Reconnaissance

L’autonomie, la qualité des relations, la reconnaissance, les occasions d’apprentissage et de développement personnel mais on pourrait aussi voir que l’utilité sociale ainsi que la reconnaissance sont aussi au cœur des RSE.

Il est ainsi possible avec l’IBET de mesurer avant le lancement du réseau social votre performance sociale sur ces 6 indicateurs et de manière plus fine sur 22 autres facteurs qui pourraient être adaptés, complétés pour répondre aux différentes dimensions d’un réseau social d’entreprise  et s’adapter aux objectifs de chaque entreprise.

 

Votre ROSL sera alors la différence entre le niveau de ces indicateurs au lancement et celui qu’ils atteindront 6 mois, 1 an, 2 ans plus tard.

Cette approche permettrait de mesurer d’une manière objective et non pas seulement sur un sentiment global si la mise en place des différents axes que l’on résume souvent sous le terme d’entreprise 2.0 sont des facteurs de réussite discriminants pour la réussite, voire la survie d’une entreprise ou un complexe exercice de communication. De cette réponse dépendra le montant des investissements que vous désirez y consacrer.

Le bien-être au travail permet l’accomplissement des salariés au travail et leur engagement pour servir au mieux les clients internes et externes  que ce soit dans la production de services ou de produits.

Un salarié engagé c’est à la fois un ambassadeur pour votre marque mais c’est aussi un facteur de productivité insoupçonné.

Le réseau social d’entreprise ne doit pour cela pas être utilisé comme une nouvelle déclinaison du lean management mais comme une alimentation en oxygène nécessaire à l’épanouissement et la réalisation de chacun.

 

Avez-vous déjà vu un écosystème durable sans oxygène ?

 

Ce billet a été publié sur RHinfo avec en complément la vision de Victor Waknine que vous trouverez sur son blog aussi

 

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Entreprise 2.0, Réseau social, RH, stratégie
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IBET, RHinfo, ROSL
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