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Les opportunités de social learning sur les plateformes sociales

Vincent | 14 mai 2010

Tout est parti d’un twitt : Facebook ne me semble pas adapté a de la réflexion juste de la distraction et souvent d’un niveau médiocre, reste la mise en relation

Celui-ci a été retwitté puis un échange à démarré avec Kristy Anamoutou, brillante Gen Y chez EADS qui travaille beaucoup sur tous ces sujets.

Nous en sommes venus à lancer l’idée de nous rencontrer pour un débat autour de la question « Les opportunités de social learning sur Fbk »

Pour moi facebook est une énorme plaisanterie d’étudiant à la base qui s’est transformée en poule aux œufs d’or et dont on essaie désormais vu le nombre d’inscrits de tirer le meilleur parti du point de vue business.

Les applications BtoB commencent à fleurir comme celles de BtoC en particulier avec un usage intelligent des pages et des événements. Facebook est donc un très bon canal de Communication plus ou moins bi-directionnelle mais permet-il d’apprendre des uns et des autres sur des sujets professionnels ?

A mon sens non et le fait de recevoir de mes « amis » un poke, un ballon de rugby ou un appel à défendre le camembert de Normandie n’a pas encore réussi à me convaincre de l’intérêt à y passer plus de temps que quelques minutes, 5 tout au plus par jour pour un rapide coup d’œil et répondre aux demandes de mise en relation ou de participation à des « causes » ou des « événements ».

Le social learning est bien plus naturel sur Linkedin ou des discussions très intéressantes se développent sur des sujets de fond comme le community management, l’entreprise 2.0, les intranet…On a de véritables think tank sur Linkedin, comme Viadeo d’ailleurs, grâce aux groupes (Hub) qui permettent de créer une communauté, de tisser des liens, d’échanger et de se professionnaliser avec ces interactions.

Cette capacité se développe encore quand on passe au niveau du social rich learning et si youtube ou Dailymotion sont des exemples assez faibles en type d’interactions sur du contenu rich media, les webtv comme techtoctv.com sont assez remarquables de ce point de vue.

Ce qui manque souvent pour compléter ce process d’apprentissage professionnel mutuel c’est un document collaboratif de synthèse qui permettrait de sortir à la fin de chaque discussion importante sur un sujet une sorte de livre blanc offrant bien plus efficacement pour ceux qui viennent après les échanges d’en tirer un rapide bénéfice.

Pour améliorer encore ce dispositif on devrait à mon sens signer une charte d’usage qui limiterait les interventions peu intéressantes car ayant pour objectif premier de placer les services d’une entreprise, d’un expert ou d’une agence. C’est la valeur de leurs commentaires qui incitera les éventuels personnes intéressées à cliquer sur leur profil pour rentrer en contact et non pas une stratégie du coucou du web social !

Enfin le blog reste un vecteur privilégié du démarrage d’une discussion avec un peu plus de recul mais avec toutefois le désavantage de sembler surtout profiter à la personne qui tient le blog ce qui conduit à un jeu complexe de pouvoir d’influence et logique de réseaux quant aux commentaires.

Les « blogeurs influents » sortent rarement de leur blog pour commenter sur les autres blogs, ne font que rarement des liens externes alors que ceux qui le sont moins viennent poster en masse sur ces derniers pour tenter de récupérer un peu du trafic généré.

En attendant de lancer un sujet sur une des plateformes citées ici sur la meilleure plateforme publique pour le social learning pourquoi ne pas commencer à donner votre avis par un commentaire ci-dessous selon les modalités présentées ou non d’ailleurs!

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Le social rich media learning, introduction

Vincent | 19 février 2010

J’ai rencontre lors de mon séjour en Thaïlande un couple d’enseignants philippins, professeurs d’anglais en secondaire grâce a des amis et j’ai été impressionné par leur capacité a innover pour permettre a leurs élèves de progresser plus rapidement.

L’apprentissage de l’anglais est d’une importance capitale en Thaïlande en raison d’une économie tournée vers les exportations et le tourisme mais les résultats pour ceux ne poursuivant pas par des études supérieures encore insuffisants.

Alejandro et son épouse ont simplement appliqué les concepts du social rich media a l’enseignement ce que je définirai en déclinant la première définition de Frédéric Bascunana de social rich marketing par le terme de social rich media learning, l’utilisation des outils de plateformes sociales couplées a ceux de l’image, du son, de la vidéo et leur animation dans le but de proposer des formes d’apprentissage plus performantes.

Alejandro a proposé a ses élèves de réaliser des courtes scènes en vidéo de mini scenario de la vie de tous les jours. Il doit préparer les dialogues,faire répéter les élèves puis assurer le tournage, le montage et la diffusion et tout cela en dehors de son temps de travail et sans budget ni soutien particulier !

Par faute de moyens ils ont emprunté aux parents élèves des cameras pendant 4 mois puis voyant que le projet avait un réel succès et impact ils ont mis leur économie dans l’achat d’une petite camera vidéo pour être plus indépendant. Cependant le son n’étant pas a la hauteur, Alejandro prend de façon indépendante l’enregistrement des dialogues puis les intègre a la vidéo ensuite, ce qui demande un travail des élèves sur le timing pour que le tout soit de qualité.

Imaginez l’émulation entre les élèves pour faire partie du casting qui dépend des qualités d’expression en anglais et l’interêt des autres pour regarder ensuite ces vidéos. De plus celles-ci mettent en jeu les talents d’acteur des élèves et comme en Thaïlande on est aussi très attiré par les feux de la rampe cela décuple l’efficacité de cette méthode.

Le projet vient d’être présenté officiellement au responsable de l’école et aux autres professeurs avec d’excellents retours mais guère de moyens budgétaire.

Une interview écrite de Alejandro et une autre video suivront ce premier article pour deux raisons essentielles :
Je tiens a soutenir ce projet et l’aidé a trouver des aides en matériel
Je trouve cet exemple des plus instructifs et tout a fait modélisable dans des champs différents, des niveaux de professionnalisation et des budget plus importants;

Le social rich media learning n’est pas un concept réservé a nos amis d’outre atlantique souvent en avance sur sujets mais il prend vie en France comme en Thaïlande grâce a son efficacité et sa plasticité, ce qui est fondamental dans le succès c’est l’idée, les moyens arrivent souvent ensuite que ce soit de gros investisseurs ou des donateurs généreux!

Le plus beau est que nous sommes à même de proposer la première plateforme de social rich media learning en SAAS sur la base de HR Channel que je vous invite à découvrir de suite.

Voici leur travail :

To view our learn English site, please click below;

http://ppkenglish.multiply.com

To go direct to the video section please click below;

http://ppkenglish.multiply.com/video

You can also watch my first experiment from my special class with elementary students at http://phayaokids.multiply.com

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L’avenir de la formation dans l’entreprise collaborative

Vincent | 13 décembre 2009

ecollab-us-ad-408x60 copie

Ce billet vient dans le cadre du 1er sujet d’Ecollab: L’avenir de la formation dans l’Entreprise Collaborative

La façon dont le sujet est posé orient forcément la réponse que l’on peut y apporter. En effet le titre présuppose que nous parlons d’une entreprise qui a réussi à fonctionner de manière collaborative.

Nous voilà donc invité dans un avenir souriant car peu d’entreprise peuvent pour l’instant  se ranger sous l’appellation « d’ entreprise collaborative ». Une entreprise collaborative est une entreprise qui dispose à la fois des outils pour collaborer et de l’ADN dans son organisation, mode de management pour en tirer les meilleurs bénéfices.

Nous pourrions reposer la question de cette façon comment passer de l’entreprise collaborative à l’entreprise apprenante ?

Pour ma part le social learning consiste à permettre le développement d’un écosystème dans l’entreprise qui va favoriser la transmissions des savoirs, des connaissances en mettant les individus et leurs conversations au centre et non pas les outils et les données encodées comme dans le rêve heureusement brisé du Knowledge Management.

La formation est actuellement empêtrée dans une approche administro-financière qui l’empêche de se renouveler autrement que par un processus très lourd de négociation, d’encadrement législatif certes nécessaire mais désormais mal adapté aux nouvelles formes d’apprentissage.

Le modèle actuel prône un apprentissage dans une salle avec un enseignant, formateur, un programme, des supports et donc une approche traditionnelle de maître à élève forcément Top-Down.

Cette forme devient assez insupportable pour la plus part d’entre-nous, alors les formateurs se font plus proches, tentent de développer des échanges mais on touche à la forme et non au fond, au modèle.

En clair nous devons changer de paradigme, donner les moyens de pouvoir apprendre autrement que assis sagement , bloqué dans une salle, à écouter un formateur s’appuyant sur de belles slides et en espérant que le déjeuner sera bon et sympathique. De cette formation souvent réservé aux cadres et vu comme une récompense pour les autres nous devons passer à une offre « Real time Web » .

L’avenir de la formation est peut-être de parvenir à une quasi absence de frontière entre le besoin, la demande et l’offre grâce aux technologies du 2.0. Je pense que la notion de Real Time Web va bouleverser l’offre actuelle ainsi que la montée en puissance de la vidéo, toujours plus percutante,  efficace et aux formats s’adaptant à de multiples supports.

Elle est aussi de réaligner les moyens offerts d’apprendre de pairs à pairs ou experts tout au moins des personnes qui savent dans l’entreprise qui se fait souvent de manière informelle avec une formation prévue 1 an à l’avance dans de magnifiques plans de formation à trois ans présenté aux partenaires sociaux qui s’accommodent de ces réponses  toujours peu individualisées et surtout aux retours décevants par leurs rôles dans les OPCA.

Ce changement passera donc forcément aussi par des négociation avec ces mêmes partenaires sociaux que l’on pense buter sur le système actuel mais qui ne le sont que comme dernier pré carré de leur influence faiblissante. Partageons avec-eux le bilan de la formation sans cacher la misère et inventons des procédés innovants pour que celle-ci bénéficie au plus grand nombre avec la meilleure efficacité et au plus juste coût.

Nous aurons alors à traiter des questions cruciales pour la mise en place d’un ecosystème de social learning : quel temps réservé à la formation, quel imputabilité des coûts de développement de cet écosystème, quelles possibilités d’accès de l’ensemble de la population et pas seulement du personnel disposant d’un bureau et d’un ordinateur connecté, quel capacité de suivi, de tracking du nombre d’heures passées sur des plateformes de social learning…

L’avenir de la formation passe donc aussi par un travail de partage des enjeux pour que nous ne nous contentions pas simplement de proposer un effet cosmétique mais plus ambitieusement de promouvoir une approche radicalement différente.

Cette approche c’est de remettre le budget, les moyens de formation avec les constats partagés sur les meilleurs façon d’apprendre et surtout d’acquérir de nouvelles connaissances, savoir faire. De façon caricaturale la performance d’apprentissage dans le modèle actuel est de 20%, les budgets consacrés de 90%, alors que l’apprentissage informel a quasiment les ratios inverses.

Maintenant il faudra aussi nous poser la question, à qui profite cette absurdité, et pourquoi continuer à la faire perdurer puisque le constat est partagé par tous et que l’échec du DIF, la déception du e-Learning laisse peu de place à l’espoir soulevé par les serious ou casual game appliqué à la formation. .

Répondre ensemble à ces question, trouver des solutions pour les régler voilà ce qui nous permettra de voir le développement de l’avenir de la formation différent de la prolongation désabusé et parfois intéressée de la situation actuelle.

Cette réponse sera forcément graduelle et opérationnelle et va démarrer doucement en se greffant sur des formations de type traditionnelle puis en venant les compléter par des dispositifs plus élaborés de plateforme de social learning (un réseau social optimisé pour les échanges en mode apprentissage) et des services plus innovant dont certains portés par la vidéo.

C’est un immense chantier qui s’ouvre et qui pour déboucher sur des changements positifs devra prendre le temps d’évangéliser afin d’associer l’ensemble des acteurs de la formation à cette révolution tranquille.

>> Aller sur le site E-Collab

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