Archives du mot-clé flex office

L’entreprise en 2025 ?

L’entreprise en 2025 va tendre à ne devenir que le noyau dur de ce qu’elle est actuellement, pour ne garder que les talents dans son coeur de métier.Entreprise 2025

Des partenaires ou des sous-traitants pour externaliser les tâches relevant de l’humain

Elle va d’une part externaliser tout ce qui n’est pas son coeur de métier et peut être fait tout aussi bien et moins cher ailleurs, en France ou à l’International, vers une masse de free-lance, sous traitants, partenaires. Ces derniers devront se battre pour rester dans la short list qui permet de travailler avec les entreprises et un peu comme les chauffeurs d’Uber être bon à chaque mission sous peine de ne plus être retenu. On aura de l’innovation, de la productivité, de l’agilité au service des entreprise mais peu de symétrie dans les bénéfices. Certains seront volontaires au début car préférant la liberté d’un indépendant mais la protection sociale problématique, l’incapacité à moduler sa charge de travail et ses revenus seront de forts irritants sociaux à terme. Des dirigeants des grandes entreprises dépendra l’équilibre du système car écraser partenaires et indépendants ne paiera qu’à court terme alors que proposer des conditions intéressantes permettra une transformation plus paisible du modèle de fonctionnement des entreprises. Les syndicats commencent d’ailleurs à s’intéresser à cette population qui ne va cesser de grandir et qui n’est guère syndiquée par manque d’offre adaptée.

Intelligence artificielle, drones et robots comme second axe de l’externalisation

Elle va d’autre part chercher à digitaliser ses process RH et métiers, les automatiser et développer des interfaces pouvant permettre là encore de remplacer son personnel et même les sous-traitants. Nous aurons des robots, des drones, de l’intelligence artificielle, Learning Machine et chatbot pour répondre aux clients et les servir.

L’entreprise de demain ? Un noyau de talents

Ne restera alors qu’un noyau de salariés qui seront choyés par l’entreprise car réellement indispensables pour faire fonctionner cet eco-système. Des talents nous passerons à une élite très bien payée et bénéficiant de conditions de travail agréables pour les fidéliser. Les syndicats perdront toute influence sur cette population réduite et proche de la direction par un système d’intéressement avantageux.

Conclusion : une réussite économique au prix d’un risque social élevé

La logique économique est évidente mais la logique sociale moins. En effet cette logique va mettre en tension le gros de la main d’oeuvre qui ne fera pas partie de cette élite et créer une forte fracture sociale avec un droit du travailleur fortement inégalitaire. La logique économique globale peut aussi bloquer si les conditions de sous-traitance sont trop exigeantes avec un fort dumping social international ne permettant plus aux non salariés d’avoir un pouvoir d’achat suffisant . On retrouve ici l’idée d’un revenu minimum pour maintenir une paix sociale relative. Voila quelques idées à partager sur cette possible évolution des entreprises.   @vinceberthelot