Le social au secours de l’entreprise 2.0
Vincent Berthelot | 24 janvier 2010Depuis que Mc Afee a eu le coup de génie de poser le terme d’entreprise 2.0 en mars 2004 sur son blog (http://andrewmcafee.org/2006/03/) on ne peut pas dire que la révolution attendue dans les entreprises se soit concrétisée.
Ils étaient pourtant beau ces schémas qui permettaient de montrer la dichotomie entre la vieille entreprise 1.0 et la merveilleuse entreprise 2.0 et nous les avons repris avec conviction mais 4 ans plus tard force est de constater que l’entreprise 2.0 fait plus recette dans les blogs, les livres que les entreprises. Jon Husband l’avait senti il y a près de deux ans « I’m fade up, I’m bored! » quand j’avais eu le plaisir de l’interviewer a Webcommontréal. Il doit l’être encore plus bien que son souhait de voir des animateurs de communautés commencent à se réaliser mais guère celui d’un management et d’une RH 2.0 en interne.
Ce qui a été adopté par les entreprise ce sont les outils 2.0 adaptés à certains process ou pan d’activités mais dans le même état d’esprit qu’un outil CRM ou ERP sauf que c’est bien moins cher et bien moins long à mettre en œuvre !
Alors que le 2.0 semble passé de mode par le retard en interne des RH à permettre son implémentation voilà l’explosion du social dans les blogs, les outils et les conseils des consultants et experts. Je n’y échappe pas avec mon intérêt pour le social learning et le renouveau du dialogue social.
Nous trouvons donc les social platform qui incorporent les social media et forment des emergent social software platforms qui assurent parfois le social CRM ou innovation…
L’explosion est tellement ridicule que même Mc Affe s’en inquiète car outre altlantique le mot social
“It’s technically accurate… [but] I have rarely come across a word that has more negative connotations to busy, pragmatic line managers inside organizations. The best thing it is is neutral… the worst thing it is is a sign that we’re going to use these tools to waste time, to goof off, to plan happy hour, to do all these social activities. The impression I get from people who make decisions… is ‘I’m not running a social club. I’m trying to run a business here.’ ”
En fait nous sommes devant une incompréhension totale et un risque majeur de cette nouvelle entreprise ou cette entreprise ancienne avec de nouveaux outils « sociaux » .
La vision du web social dans un usage public, citoyen c’est celle de la possibilité de trouver non seulement des réponses sur à peu près n’importe quel sujet mais rentrer en contact avec les personnes qui s’intéressent au même sujet ou en sont experts. C’est celle de se sentir libre de poster ses photos, vidéos et de les partager avec sa famille, ses amis ou la terre entière. C’est celle de rejoindre des causes qui nous importent, de s’associer, participer à des recherches, des projets, des événements, de se sentir relier par ces atomes crochus à d’autre personnes sans frontières géographique. On se sent plus libre, plus influent, plus intelligent, plus connecté avec le web 2.0.
Cette influence a créé le contact avec le monde de l’entreprise, celle-ci à découvert la puissance du web 2.0 pour sa e-reputation, son marketing, son innovation, le recrutement des bons profils…
Enfin nous parvenons à la volonté de mettre en place les même mécanisme en interne à l’entreprise pour devenir plus performant, plus réactif, plus innovant mais pas forcément plus….social !
Rien ne fonctionnera sans la confiance des parties respectives et un gain mutuel. Quand je parle de gain mutuel je pense à ces entreprise qui voient derrière le thème social l’obligation pour l’employé de partager avec son manager, ses collègues tout ce qui peut être utile à la performance de l’entreprise mais qui ne doit pas utiliser ses réseaux pour ses projets plus personnels et tout simplement sociabiliser…
On peut toujours s’appuyer sur des plateformes de plus en plus dans le flow du travail si l’esprit ne change pas on restera à une utilisation purement logicielle de ces outils sans modifier l’ADN de l’entreprise comme CISCO ou LEGO, voir ALCATEL-LUCENT tentent de le faire avec succès.
Les RH ont un très gros travail de compréhension et d’accompagnement de ces mécanismes (en partie au travers de la formation et des nouveaux métiers comme celui d’animateur de communautés)pour espérer donner envie aux employés d’utiliser efficacement les réseaux sociaux en interne afin d’en tirer les bénéfices attendus tout en offrant un espace pour des utilisations moins encadrées et orientées résultat.
Prenez simplement une équipe qui suite à la pression commence à éprouver des difficultés à communiquer simplement, librement. Voyez l’impact sur l’ambiance au travail, la qualité des résultats, la montée du stress… Maintenant imaginez ce même cocktail à l’échelle d’un service, d’une entreprise !
Les médias sociaux, le web 2.0 appliqués en interne doivent aussi servir à rétablir ce lien social qui permet de faire face et de façon solidaire aux défis quotidiens d’une entreprise pas seulement pouvoir permettre un reporting plus rapide, une innovation partagée, l’exploitation des retours clients plus efficaces.
Qu’espérez-vous de l’utilisation des réseaux sociaux en interne ?
Quel règles d’usages mettez vous en place pour cela ?
Faut-il inventer comme google pour l’innovation un 10 % pour la sociabilisation ?
Mais parfois tout cela ne suffit pas à aligner un intranet basé sur d’anciens
Le travail précédent vous permettra peut-être de repérer des chefs de projets, des managers, des employés passionnés du web social qui pourraient devenir vos futurs responsables des développements en interne, vos media manager ou vos ambassadeurs sur le web.





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