Le rôle des leaders dans le passage à l’entreprise 2.0
admin | 14 novembre 2009Ce sujet me tient particulièrement à cœur pour avoir abordé les deux sujets depuis maintenant un certain temps il est évident qu’un lien doit être fait entre les deux.
C’est peut-être l’absence de ce lien qui explique le retard à l’adoption de nouvelles façons de travailler, de voir, considérer les collaborateurs et de muter vers l’entreprise du XXI siècle.
En effet nous avons des managers qui commencent à s’impliquer mais combien de leaders ?
Un leader est celui qui en dehors des liens hiérarchiques, organisationnels à l’écoute des autres parties prenantes, est capable de donner une vision enthousiasmante, crédible et la confiance en chaque membre de l’équipe pour y parvenir.
Nous sommes encore trop souvent au niveau de la tactique, de la technologie et non de la stratégie. Combien de Jeffrey Hayzlett dans nos entreprises françaises ?
Mais nous assistons aussi à une évolution de la figure même du leader qui avait été évoquée par H.Mintzberg et sa charge contre les MBA qu’il jugeait engoncé dans des archétypes managériaux et loin de la réalité actuelle. C’est aussi lui qui avait proposé de passer du leadership au communityship.
Voilà qui nous amène le lien avec le débat que nous avons eu sur Techtoc avec Thierry Cap de Baillon, Christelle Fritz et Jon Husband. Un très beau débat qui nous a fait passer du poids de la culture, de l’organisation à une nouvelle approche du leadership et ce que j’appellerai le leadership organique.
Le leader doit apporter le terreau la matière organique qui permettra à des fleurs de sortir de terre puis de fleurir et constituer parfois de magnifiques bouquets.
Une jolie métaphore qui rejoint certaines théories de Lao tseu et du Tao sur la puissance du non-agir. Ce n’est pas au leader d’être partout, figure toujours emblématique de la volonté de réussite, de puissance mais dans une ère plus participative et collective de créer le contexte, les circonstances qui permettront à chacun d’exprimer au mieux son potentiel au service de la vision commune.
Car nous aurions si non un formidable paradoxe du moins une injustice de ne donner les lauriers du succès qu’au seul leader dans une entreprise apprenante.
Voilà la difficulté et la finesse du rôle de ce nouveau leader qui doit permettre de développer la confiance, l’envie mais une fois la dynamique enclenchée se mettre en retrait pour passer le relais aux hommes qui le suivent tout en restant présent afin de soutenir chacun et de veiller à ce que les actions soient au service des objectifs communs.
Pour parvenir à cet équilibre tout un travail de préparation, d’acculturation est nécessaire et cela à chaque niveau de l’entreprise pour espérer passer un cap vers l’entreprise 2.0 globale tant du point de vue des technologies que des usages et politiques sociales.






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