Social learning : une révolution tranquille
Vincent | 21 novembre 2009La formation continue constitue l’un des plus gros enjeux des entreprise. Ces enjeux sont financiers puisque chaque entreprise doit avoir son plan de formation et cotiser entre 0.55 et 1.60 de sa masse salariale pour un budget annuel qui dépasse 40% du budget global de 30 Milliards € avec la part des régions et de l’état.
La formation dans une entreprise et suivant sa taille c’est au choix un responsable de formation qui essaie de faire du mieux possible son travail en montant un plan de formation adapté aux objectifs de l’entreprise comme aux besoins des salariés ou bien un catalogue formation avec un droit de tirage…
Pourtant souvent au bout du compte on mesure un certain désenchantement des salariés envers la formation, on y va car on y est obligé, ou bien pour bénéficier d’une coupure dans un travail peu intéressant mais rarement de façon proactive comme le montre le peu de succès du DIF (Droit individuel à la formation)
Malheureusement du côté management et Direction c’est un peu la même désillusion, à part sur de la formation à l’outil les retours sont peu concluants et les formations en RH, management, stratégie ne se traduisent qu’à environ 10% en résultats positifs mesurables dans l’entreprise.
La formation est trop souvent décalé du contexte, des besoins individuels, elle est un instrument de masse qui bénéficie surtout aux organismes de formation. On y dépense beaucoup pour finalement peu d’efficacité, la complexité du sujet comme des dispositifs et les bénéficiaires secondaires de cette manne en particulier les OPCA, expliquent le peu d’empressement à changer
Les récentes évolution avec le e-learning ont ainsi été regardées attentivement par les différents acteurs, mais là encore il y a trop de différence entre les attentes et les résultats.
En revanche les serious game semblent apporter une réelle réponse sur des formations spécifiques avec une souplesse dans l’apprentissage et un aspect ludique, impliquant qui semble donner de bons résultats.
Pour avoir assumé le poste de responsable formation dans un grand groupe français pendant plusieurs années je connais bien ces problématiques mais passé à l’intranet, aux média sociaux je m’en étais un peu écartées. Une rencontre avec F. Domon m’a permis d’y revenir à vitesse grand V par le concept du social learning.

F.Domon est je pense en France l’un de ceux qui s’est le plus documenté, a créé le plus de liens sur la question et de contacts avec des experts Nord-américain. J’ai tout de suite accroché à cette idée de créer un pont entre média sociaux et formation et grâce à lui très vite pris mes marques, mes repères car je connais en pratique comme en théorie ces deux domaines depuis des années et pourtant je n’avais pas eu ce déclic de lier les deux comme le propose le social learning.
Nous avons commencé à échanger pour préparer l’intervention à Learn trends avec Harold Jarche, Jon Husband, Thierry de Baillon et bien sur Frédéric ce qui fut de nouveau un accélérateur de compréhension globale et de plaisir à affuter nos idées, conceptions, points de vue sur l’avenir de la formation au travers des médias sociaux.
Ce qu’offrent les médias sociaux à la formation c’est de permettre de créer un écosystème afin de préparer la formation en amont, de l’utiliser pendant et de continuer ensuite les apprentissages par ce biais.
Ce qui est encore plus fascinant c’est les possibilités offertes qui donnent 3 choix principaux :
- Monter son propre système d’apprentissage gratuitement grâce à la complémentarité des différents outils médias sociaux en ligne
- Acheter une plateforme de social learning comme on a acheter les plateformes de e-learning
- Développer son propre système avec de l’open source comme elgg par exemple
- Adapter un réseau social existant
Nous reviendrons dans les prochains billets sur les avantages et les inconvénients de ces différents outils








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