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Harley Davidson, du HOG au réseau la route est longue…

Vincent | 26 décembre 2011

Harley Davidson est un nom chargé de valeurs, sentiments, image mais parfois aussi clichés et stéréotype cependant en bien ou en mal c’est un  nom qui ne laisse pas indifférent.

Il y a un an j’ai commencé à m’intéresser à cette marque par les activités de mon réseau dont plusieurs avaient succombé à l’appel du Big Twin, ce fabuleux moteur qui a fait la légende des Harley en raison du son et des sensations uniques  qu’il procure.

J’ai moi-même été conquis par ces machines qui semblent posséder une âme et dont le cœur d’acier nous transporte bien plus loin que du café branché à la concession la plus proche. La gamme est fantastique et j’ai mis le temps pour fixer mon choix et pu compter sur les conseils avisés de Pierre de chez Borie.

Je me suis aussi intéressé de plus près à la marque et à sa présence sur les réseaux sociaux et ce billet à pour seul objectif de proposer quelques points d’analyse ou d’étonnement.

En fait Harley semble assez loin de l’utilisation du potentiel des réseaux sociaux, la marque se vit surtout au travers de ses publicités, souvent géniales et déclinées en affiches ou vidéos.

Le compte Harley Davidson France n’affiche même pas autant de followers que d’acheteurs annuels  du modèle le plus populaire de la marque et quand on connait l’attachement des Harleyiste à l’univers Harley c’est surprenant.

Ce compte d’après renseignement côté Harley est surtout suivi par la presse et peu par les clients, il est donc utilisé dans ce sens-là pour délivrer des informations aux journalistes spécialisés et RP

Alors ou sont donc les clients de H-D ? Sur Facebook ? Oui avec près de 10 000 fans et une page régulièrement mise à jour avec  un niveau de viralité sympathique : 300 personnes ayant partagée cette page. Pas la folie mais la page tourne avec au moins une vidéo par semaine la « Friday song » et récolte quelques « like » et commentaires au passage.

On trouve sur Linkedin le HOG mais le nombre de membres n’atteint pas 4 000 avec toutefois celui-ci a une activité assez soutenue.

La page Harley de la maison mère compte près de 2 M 9 fans et développe une politique éditoriale de qualité avec des articles en mode storytelling qui permettent d’attirer de nombreux commentaires. Ce choix est évident en ce qui concerne la population féminine avec de nombreux portraits de « rideuses » qui tendent à faire de chaque propriétaire de Harley une héroïne.

Mais revenons à la France, ce qui surprend c’est que la marque s’appuie peu sur le formidable réseau qu’elle a au travers de ses concessions ou de ses fans pas plus qu’elle ne met en valeur tous ceux de ses clients réunis dans les H.O.G et les Chapter.

On a l’impression que finalement on reste dans de l’affichage mais que les conversations se passent ailleurs que sur les sites, espaces de la marque.

Elles se passent sur les nombreux forums très actifs des amoureux et possesseurs de Harley. Ces forums sont parfois dédiés à certains modèles ou Chapter et permettent à leurs membres de se passer leurs avis sur les modèles, les concessions, garagistes, d’organiser les rencontres et les sorties.

Le ton n’y est pas toujours en faveur de la firme de Milwaukee accusée de pratiquer des prix trop élevés que ce soit dans l’entretien, les pièces détachés, les accessoires ou les vêtements estampillé Harley. Les H.O.G et les Chapter sont critiqués au passage pour être plus un rendez-vous d’avocats et businessmen que de frères de la route.

Pourtant Harley ne semble pas réagir face à ce rejet partiel qui amène une partie des clients à même abandonner leur garantie constructeur pour confier l’entretien à un garagiste spécialisé et moins cher.

On peut noter une relative autonomie de certaines concessions dans leur présence sur le web avec pour les plus actives comme la concession Borie une page facebook utilisée avec un bon levier d’information et séduction vers ses clients.

Là encore, quelle synergie mise en place par Harley pour mettre en avant ses concessions et les initiatives locales ? On a l’impression de multiples canaux en silo et le chant du V-Twin devient celui d’un chant d’orgue aux centaines de tuyaux plus dissonants qu’harmonieux.

Autre interrogation, il suffit de se rendre dans une concession Harley ou un rassemblement du chapter local pour s’apercevoir que la majorité des participants sont des hommes de plus de 50 ans. Pourtant les publicités Harley comme leur catalogue mettent surtout en avant des jeunes dans une proportion quasi identique d’hommes et de femmes.

Leur dernière campagne publicitaire autour du credo « no Cages » montre bien ce choix, tout comme les garage party dédiée à séduire les femmes en organisant des rencontres spécifiques pour elles.

Cependant les prix pratiqués ainsi que parfois l’accueil réservé ne vont pas dans le sens de développer une large communauté mais, selon les échanges analysés sur les forums, bien plus vers la séduction des clients, prospects, les plus intéressants du point de vue budget.

Ainsi pour les modèles les plus accessibles de la marque, la gamme Sportser on peut noter de multiples espaces de discussion qui sont animés avec un esprit plus outlaw au réseau de Harley que fan ! On aime les motos mais on n’aime pas  l’aspect trop commercial et quand on sait que le pourcentage de la vente des accessoires, vêtements dans le CA de Harley est tout sauf négligeable, il y a de quoi s’inquiéter…

Le risque de Harley est de parvenir à séduire une clientèle plus jeune et féminine, car le client habituel est plus près de 55 que de 25 ans, mais que la promesse de rejoindre une bande de motards cool se heurtent à une réalité moins glamour

Ces forums donnent donc des conseils d’entretiens, de customisation, d’achats aux prix les plus intéressants en France ou à l’étranger.

C’est bien là aussi le problème car en dehors de l’esprit de sa concession, du sentiment d’appartenance il est souvent plus intéressant d’acheter sur le net que dans un point de vente Harley. La tentative de Harley d’empêcher la vente de ses produits sur internet aux clients internationaux par ces concessionnaires US n’a guère eu de succès et le magasin St Paul continue à s’appuyer sur ses ventes en dehors des USA pour développer son CA.

Etonnant tout de même cette attitude qui semble quelque peu paradoxal avec le cri de guerre « No cages » …

Il est temps pour Harley de secouer la cage des médias sociaux et bénéficier des opportunités d’une présence plus affirmée et misant plus sur la proximité que la seule légende pour fidéliser ses clients.

Elle y a beaucoup à apprendre pour améliorer ses services, produits mais aussi innover et trouver de nouveaux modèles correspondant aux attentes de ses clients.

Les réseaux sociaux ne peuvent seulement servir à diffuser du contenu mainstream aussi bon soit-il.

 

 

 

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883 R, Harley, Nightroad, no cages, Sportser, StPaul, stratégie, V-Twin
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Google + « Jeter une brique pour récolter du jade »

Vincent | 11 juillet 2011

J’ai répondu à une demande du Journal du Net sur google + que je vous propose de partager aussi ici

Google + est fun, bien plus fun que Google Wave qui fut un flop. Google a joué l’éponge et c’est réussi, une interface soignée mais surtout un lancement assuré avec des vidéos sur mesure, des tutoriels et un buzz jusqu’à rupture d’invitation…

A la première prise en main, Google Plus est intuitif et il y a un côté presque Wii à prendre ses contacts et les placer dans des cercles suivant le type de relations que l’on a avec eux. Chouette : j’ai 500 Mii à mettre dans des cercles !

Bon, au bout de la lettre C j’ai abandonné l’ouvrage quelque peu taylorien. De toute façon une fois que vous avez assez de contacts il vous suffit (un peu à la manière de Linkedin) de cliquer sur l’un de vos « liens » pour accéder à ses propres liens. Il semble que sur Google Plus ce soit bien plus facile que sur Linkedin ou Viadeo, un peu à la manière d’un… Facebook .

Comme sur Facebook je peux me faire taguer sur une photo et comme Facebook nous avons tous intérêt à jeter un coup d’œil sur les conditions d’utilisation et la confidentialité de nos données. A voir aussi les alertes sur vos photos, commentaires, articles qui vont vite venir submerger votre BAL si vous n’avez pas mis les bons paramètres.

Dans les premiers échanges avec les amis de Twitter (@matthiasviry, @O_Berard), voici quelques points que nous avons relevés et qui font consensus entre-nous. Google Plus est :

- une réussite ergonomique

- une orientation pro qui, vu les fonctionnalités, pourrait peut-être devenir la solution de demain du réseau social in the cloud !

En effet Google Plus vient s’inscrire dans l’écosystème déjà riche de Google. Imaginez : vous avez donc en plus de l’agenda, de la messagerie, du chat, des dossiers partagés avec Google doc, ni plus ni moins qu’un réseau social rich media. Au passage on note l’intégration dans Gmail du flux de Google Plus en rouge et en haut à droite pour donner une envie irrépressible de cliquer !

- Un outil rich media car la photo est très bien traitée et les possibilités de la vidéo en mode multiple assez bluffantes.

 

@CaddeReputation et @caroleblancot sont plus réservés et trouvent que l’emballement est surtout le fait des geeks et reste donc à confirmer. Carole trouve que le partage des albums Picassa est intéressant. Encore faut-il que vos amis soient sur Google Plus, viralité quand tu nous tiens…

La question est donc Google Plus peut-il prendre des utilisateurs à Facebook, Twitter, Skype ou restera-t-il une couche supplémentaire ? Est-ce une approche stratégique de Google pour séduire, tester puis proposer des services basés sur G+ mais spécifiques aux entreprises ?

 

profil google plus de vincent berthelot
Profil Google Plus de Vincent Berthelot © Capture d’écran Google

 

A titre personnel je sais que mon réseau « natif » restera Twitter mais il faut avouer que ce nouveau service offre plus de richesse, une interface plus aboutie et une intégration habile des différentes données. Je pense que nous allons avoir beaucoup de bruit dans un premier temps et une explosion des flux. Mais la simplicité de Twitter est un plus à sa longévité.

 

Reste d’autres questions : quelle est la politique de Google Plus sur les photos qui me mentionnent alors que je n’ai pas donné mon accord ? Google Plus n’est-il pas trop riche et trop lourd pour ne pas craindre une nouvelle dérive vers l’infoprésence et l’infobésité. Combien d’entre-nous resterons une fois passé les premières semaines de test (comme pour wave ou buzz ?) Au JDN de suivre l’affaire.

 

Mise à jour de cet article :

J’ai eu la bêtise de partir en vacances sans avoir pris le temps de paramétrer les mails d’alertes de G+…Grosse erreur que j’ai vite corrigé à mon retour car de l’Iphone pas si facile!

Je ne vois pas l’intérêt d’un G+ en modèle de Facebook mai en revanche c’est bien en allant vers une couche d’intégration sociale que pourrait venir le succès. La fluidité entre les différentes applications de Google peut venir de ces innovations qui pour l’instant sont plus geek et loisir que pro et business. Personnellement j’imagine bien ce que cela peut donner pour un projet sur lequel on a travaillé en premier par mail puis par google doc et agenda pour passer ensuite en vidéo bulles a 4 ou 5 ! On peut aussi imaginer un cercle par projet…

L’aspect accès par Mobile devra aussi faire ses preuves car c’est aussi l’une des clefs de réussite (http://www.youtube.com/watch?v=N8gvHaX1cwY&NR=1)

Maintenant dire que tout cela va bouleverser le paysage de l’offre en collaboratif pour les TPE et PME c’est oublier que les applications collaboratives de Google existent depuis bien longtemps et que l’on a ici une belle réussite cosmétique mais pas encore le changement dont je parle plus haut.

Attendons donc l’offre ciblée pour les entreprises qui n’ont que faire de la très élégante application de partage de photos de ces cercles mais en revanche pourrait développer leurs propres cercles thématiques…mais Google+ a déja réussi son lancement et compte sur une stratégie de déploiement contrôlée et portée par ses premiers utilisateurs pour s’imposer et non pas seulement sur G+ mais aussi mail, agenda, applications…

 

Serait-ce une application du 17 ème stratagème « Jeter une brique pour récolter du jade » ?.

 

 

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Conseil web social, Interview, Réseau social
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G+, google, stratégie
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La charte d’usage des médias sociaux en entreprise en 12 points

Vincent | 17 octobre 2010

Vous le savez votre entreprise ne peut plus ignorer le basculement du web vers une ère conversationnelle qui diminue le contrôle que vous pouvez avoir sur ce qui se dit sur votre marque. C’est un fait mais peut-être pouvez-vous au moins donner un cade à vos propres salariés. Voici donc en 12 points mes conseils de rédaction de cette charte.

  1. Soyez simple, direct sans ambiguïté dans votre rédaction
  2. Sachez vous inspirer des autres charte de médias sociaux ou social media policy pour modéliser une charte convenant à votre entreprise
  3. Arrêtez de lire ce type d’article qui vous vend en paquet de 12 la réussite !

Oui désolé le titre était une simple accroche et je ne vous donnerait pas la recette miracle dans cet article mais désire simplement engager la réflexion avec vous sur ce sujet qui sera d’ailleurs abordé dans un prochain plateau webtv de Techtoc.tv.

Vous voilà donc avec l’idée de rédiger une charte, étrange OVNI pour certains et dernière pièce à l édifice d’un plan de déploiement d’une stratégie web social pour d’autres, mais tout cela est-il bien nécessaire en dehors de ce que les consultants et blogs spécialisés peuvent dire ?

Je vous dirai oui et cela même si vous n’avez pas encore développé de stratégie ni même mis en place des outils 2.0 en interne ou en externe et à fortiori pour les autres.

Oui car si vous n’y êtes pas vos salariés y sont certainement, ouvriers, maîtrise ou cadre, de vos postes , de leur propre ordinateur ou téléphone et ils peuvent avoir envie de parler de vous, de votre politique RH, de vos services ou encore de vos produits. Ils peuvent vouloir le faire pour dire du bien ou critiquer mais si vous n’avez pas entrepris de travailler avec eux sur les bonnes façons de le faire vous allez au devant de problèmes de e-reputation ou tout simplement juridique.

Maintenant si vous commencez ou finissez par proposer une charte à vos employés vous devez insérer celle-ci dans une stratégie bien plus globale et encore une fois que vous soyez déjà 2.0 ou non.

Les actions à entreprendre sont une connaissance des pratiques de vos salariés sur les territoires numériques, une appréciation de leurs attentes, une veille des conversations sur votre marque, produits, services, politique d’entreprise, une présentation aux partenaires sociaux, un plan de formation à plusieurs niveaux, un plan de communication  et enfin un responsable/animateur de cette charte.

On est bien loin vous voyez d’un simple modèle de charte avec 12 points qu’il vous suffirait de remplir pour définir la vôtre.

La charte peut-être vu comme un garde fou ou au contraire comme un tremplin permettant à chaque employé de comprendre comment il peut s’exprimer soit pour aller dans le sens de l’entreprise soit pour assurer son droit à la libre expression sans entrer en conflit avec son employeur. Ce dernier point sera bien sur en creux à moins que vous ne pensiez que vos salariés sont tellement mal dans votre entreprise qu’ils vont utiliser les médias sociaux pour le clamer à la terre entière comme le personnel de Singapore Airlines . Voilà typiquement un exemple qui démontre l’intérêt de former, accompagner son personnel pour éviter de devoir réagir en pompier et avec un angle défensif.

Actuellement de grandes entreprises françaises travaillent à la rédaction de leur propre charte de médias sociaux dans les secteurs de la banque, du conseil, de la communication avec ou sans accompagnement mais toujours comme un projet essentiel à la réussite d’une stratégie d’acculturation réussie de l’ensemble de l’entreprise au web social.

A votre écoute pour avancer sur ce qui fait la réussite d’une charte d’usage des médias sociaux

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charte, conseil, médias sociaux, social media policy, stratégie, syndicats
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