Pyramide, RH et entreprise 2.0
Vincent Berthelot | 17 mars 2010La pyramide c’est l’image même de l’entreprise traditionnelle avec une base bien large composée du personnel d’exécution, puis un étage plus resserré avec celui des responsables d’équipes, managers et enfin une pointe composée des quelques dirigeants.
A cette pyramide s’applique ensuite les principes de « command & control » , de communication qui continuent encore à l’heure actuelle à se décliner au travers par exemple de l’intranet. Une diffusion de l’information, calibrée, contrôlée par le haut et qui redescend les différents étages avec à chaque fois une déperdition volontaire ou non et une de connexion du terrain.
Les dirigeants partageant l’ensemble du message, son but, sa stratégie, le personnel encadrant recevant un message à faire passer aux équipes et enfin les équipes informées soit par des communiqués adressé par mail ou mis en ligne sur l’intranet ou directement par l’encadrement de proximité lors de réunion.
A cette première pyramide y répond une autre, la pyramide de Maslow qui elle nous propose des étages en fonction du niveau des besoins/ aspiration. Le principe étant que nul étage ne peut être atteint si le précédent ne l’est pas bien que ce principe ne soit pas une règle mais une tendance massive avec des différences selon les cultures, les personnalités…Ainsi un moine Bouddhiste traditionnel ne se soucie pas des premiers niveaux de la pyramide!

Maslow et entreprise 2.0
Ce modèle reste encore valide actuellement et les différentes logiques de communication, de management, de politique RH viennent en écho de la pyramide organisationnelle bien que celle-ci soit de plus en plus déconnectée des aspirations de tout une partie du personnel, en particulier des plus jeune
Yvan Michel a bien expliqué dans son dernier livre la rupture de cette logique des niveaux de la pyramide de Maslow pouvant se retrouver dans l’entreprise
Comment la rupture dans la logique de la pyramide de Maslow impacte-elle le management dans l’entreprise?
Quelle portée peuvent avoir les grands discours des dirigeants, leur vision, le relais de celui-ci par les managers de proximité quand les employés se suffisent des deux premiers niveaux de base ?
Plusieurs explications peuvent être données pour expliquer cette rupture qui prend la forme d’un désengagement vis à vis de l’entreprise, d’une attitude de mercenaire ou d’opportuniste. La plus fondamentale restant certainement la perte de confiance de la nouvelle génération dans la capacité d’une entreprise à pouvoir permettre à ses salariés de répondre aux besoins non pas matériels mais spirituels.
Comment penser trouver de la reconnaissance dans une entreprise qui ne m’écoute pas, ne me permet pas de m’exprimer et donc ne me respecte pas!
Cette rupture existe aussi avec le modèle de communication habituel que nous avons brièvement décrit et qui consiste à passer de beaux messages du haut de la pyramide en espérant qu’ils auront du sens ou au moins un effet positif sur les employés qui se trouvent bien plus bas.
Mais cela rencontre deux obstacles majeurs :
- Le message est tellement global qu’il concerne plus personne à titre individuel
- Le message c’est le massage (Marshall McLuhan) bien léger sans importance
A cette rupture doit donc correspondre de nouvelles façons de manager, de communiquer si on veut espérer renouer avec une implication et motivation des salariés envers les objectifs de l’entreprise.
C’est ce que nous continuerons à explorer dans les prochains billets






Bonsoir,
remarque peu décalé,
mais ans rentrer sur un long débat sur le bouddhisme, je pense que le moine tiendra compte du premier élément de la pyramide (physio), car comme le rappel le 5e précepte d’Anathapindika : « Conscient de la souffrance provoqué par une consommation irréfléchie, je fais voeux d’entretenir une bonne santé physique et mentale ».
Comme le moine Vietnamien Thich Nhat Hanh l’explique il faut donc nourrir correctement son véhicule, à savoir son corps.
A+
On peut en effet en discuter Anthony, on sait que à l’origine des 8 pièces de brocart en chi kong nous avons un moine qui devant le delabrement physique des autres moines leur apprit cet enchainement.
Maiis mon propos était plus orienté sur l’exemple de ces moines de la forêt qui ne s’inquiéte pas du lendemain, de leur survivance, repas au jour le jour, apporté par les offrandes mais cherchent par la méditation, la prière à justement se délivrer de tous ces attachements….
Oui, je m’en doutais pour les moines…
Mais surtout pour revenir au coeur de l’article, le vrai pb pour la majorité des entreprises c’est qu’elles ne répondent pas/plus aux besoins liés au 3 derniers étages de la pyramide.
Non seulement elles n’y répondent plus mais ne s’en sont toujours pas aperçues et quand j’entends qu’un blog du dirigeant « cela devient stratégique » je pense que certains ont pris du retard sur l’évolution de la motivation dans l’entreprise…
[...] deux premiers niveaux on s’en souvient sont encore assurés par l’entreprise, enfin par la plus part des entreprises car la souffrance au [...]
Contribution à la réflexion sur l’entreprise 2.0 : Maslow versus Kano
Le diagramme de Kano démontre que la satisfaction des clients (salariés) dépend à la fois de la réalisation d’attentes basiques implicites (non exprimées), d’attentes proportionnelles (exprimées) et de la capacité de l’entreprise à proposer des éléments de valorisation « enthousiasmant » non attendus par le client (le salarié).
Réalisé il y a quelques années en GRH ds une entreprise, j’essaierai de refaire l’exercice appliqué au RH 2.0 d’ici qq jours sur mon blog id-carrieres.
A++
Alors Marie-Pierre as-tu pris le relais sur ton blog ?
[...] Pyramide de Maslow et Entreprise 2.0 [...]