Bien être au travail et nouvelles organisations
Vincent | 29 mai 2011D’un point de vue général après le « travailler plus pour gagner plus » succède petit à petit le « travailler mieux pour vivre mieux » du fait de signes de plus en plus alarmants de rupture d’un système guidé par la finance, la rentabilité, la productivité à court terme.
Les changement culturels portés par le nouveaux usages du web ne sont pas sans effets sur la notion de bien-être dans l’entreprise et les questions telles que celles des limites entre vie professionnel/vie personnelle, demande d’autonomie dans la gestion de son temps de ses tâches, besoin de reconnaissance, nouvelle place du management, nouvelles formes de gestion des talents …
Un salarié qui se sent bien dans son travail et son entreprise est un salarié épanoui qui sera naturellement enclin à plus s’investir sur son poste, avoir de meilleures relations avec ses collègues permettant ainsi une plus grande efficacité organisationnelle. Ce collaborateur sera le meilleur ambassadeur de la marque « employeur ».
La performance sociale permet la performance économique dans la durée et plus que jamais la qualité du lien social. Ce lien social peut se développer dans les interactions quotidiennes que nous propose notre travail mais son épanouissement demande à pouvoir être partagé plus largement et transversalement dans l’entreprise.
Il ne peut s’épanouir qu’au travers d’une reconnaissance de l’individu dans sa globalité et non d’une vision de l’individu comme une seule force de travail calibrée pour répondre aux différentes tâches inscrites sur sa fiche de poste afin d’en optimiser le coût.
Réhumaniser le travail, lui redonner du sens, retrouver ce que le dernier liaisons Sociales appelait avec justesse le sentiment du « travail bien fait » , voilà peut-être l’un des enjeux des réseaux sociaux d’entreprise quand ils viennent accompagner un management qui a repris sa place originale de relier les hommes.
Les entreprises qui développent en interne les usages du 2.0 avec une dimension sociale vont vers plus de transversalité et la possibilité pour les salariés d’engager des conversations en ligne au sein des différentes communautés d’intérêt sans les freins organisationnels de séparation par services, unités, fonctions…
La plus value des RSE viendra en répondant à la question de comment les usages du web social peuvent concourir à se sentir mieux dans son travail, dans l’entreprise tout en s’organisant pour prévenir les risques éventuels d’addiction, de désorganisation que peuvent poser leurs introductions.
Un RSE sans un repositionnement du rôle, du style, des objectifs du management ainsi que de l’importance du dialogue sociale dans une performance durable aura à peu –près le même ROI que celui d’un aquarium dans une salle d ‘accueil.
Pourtant ce besoin de créer en commun, de s’appuyer sur une solidarité de groupe voire de communauté existe toujours mais il s’est déplacé de l’entreprise vers la sphère publique et personnelle. On connaissait le goût de s’investir dans l’associatif mais l’explosion des réseaux sociaux à surpris tout le monde une croissance vertigineuse comme twitter avec Une croissance annuelle de 1382% !







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